Fais moi mal, mon tendre chéri !

Fais moi mal, mon tendre chéri !
Putain de Dieu, depuis le 30 Juillet rien de nouveau n'était apparu sur ce blog ! Voilà, voilà, je publie, ça viens.

En terme de sexualité, deux conceptions s'opposent depuis toujours. Il y a les Poetic Lovers qui pensent qu'une femme a besoin de douceur. Et il y a les Néo-Racailles du pieut qui affirment que malgré le féminisme, les copines veulent avant tout qu'on les prenne violemment sur la porte du break Xantia. Alors, qui gagne le match ? Je reviens un instant sur nos deux challengers. Donc, à ma gauche, les Lovers. Pour eux, pas question de taper une fille, ni avec des roses, ni avec son pénis. Ils contrôlent leur coup de rein. ils ne rechignent jamais aux préliminaires. Ils ne bifflent pas (c'est-à-dire qu'ils ne giflent pas leur copine avec leur gland -ou pok-pok-). Ils se rangent dans la catégorie du Prince Charmant pour qui la sexualité n'est qu'une éternelle nuit de noces.

A ma droite, les Néo-Racailles, ou Sex-Agressifs. Leur expérience des relations charnelles (car ils sont généralement plus âgés que les lovers) les pousse à clamer qu'une femme est d'autant plus heureuse qu'on la laisse pantelante, sans souffle, sans culotte et sans col de l'utérus. Ils prétendent avoir percé le secret de la nana moderne : être traitée comme une Princesse dans le civile et comme une catin au lit. A eux, donc, les menottes et les pénétrations séches. Parfois, la Néo-Racaille cache tout simplement un éjaculateur précoce qui se cherche des excuses. Entre les deux, le coeur des femmes balance. S'il fallait choisir entre un long cunnilingus ou un cassage de pattes arrière (comme on pourrait l'entendre dans un club de chasse), on répondrait probablement : le cunni pour l'efficacité, et la pénétration violente pour le fantasme (ouais, ouais). A ma connaissance, aucun homme ne risque le cumul des mandats en prodiguant des cunnis violents. Seuls les films porno autorisent la gifle clitoridienne, or les pornos sont majoritairement faits par des hommes - les conseils des films X sont donc valables uniquement si un homme envisage de coucher avec un autre homme. Comment surmonter ce grand écart entre efficacité physique et efficacité mentale ? Dans le doute, choisissez l'efficacité physique - les filles n'ont pas toutes les mêmes fantasmes, mais elles ont toutes un clitoris.

Evidemment, l'idéal serait de la douceur pendant les préliminaires et de l'énergie pendant la pénétration. Mais ça n'arrive que dans les rêves humides des femmes. Dans l'imagination des femmes, au milieu des profiteroles amincissantes et des seins anti-gravité, elles trouvent des amants capables de varier les plaisirs lors d'une même relation sexuelle. Un monde meilleur où nous les hommes pourraient être des Poetic-Racailles ou des Agressifs-Lovers. Elles pleurent parfois, secrétement, sur leur oreiller. Elles s'arrachent les cheveux. Elles prient. Puis elles reviennent à cette maudite réalité où les hommes se sentent obligés de choisir un camp, puis d'y rester pour les cinquante années suivantes. Elles soupirent et elles nous pardonnent. Elles savent que nous n'y pouvons rien : c'est comme lancer le lave-vaiselle tout en téléphonant - notre cerveau parait-il n'est pas adapté à de tels raffinements. Le problème, car oui il y en a un, ce n'est pas que nous soyons trop doux ou trop dominateurs. C'est d'être trop monotâche. Alors, devons nous secouer notre copine ? Peut-être. Mais pour l'instant, c'est la copine qui doit nous secouer.


# Posté le samedi 04 avril 2009 09:40

Modifié le samedi 31 octobre 2009 08:10

Jil is lucky.

Jil is lucky.
Les hommes sont des petites créatures naïves dotées de poils autour de la bouche. Chaque été, leur horloge biologique les pousse à hanter parcs et cafés à la recherche d'un mollet féminin, d'une cuisse qui bronze, d'une jupette qui s'envole. Et chaque été, ils ressortent la même théorie avec de grands yeux pleins d'espoir : si cette demoiselle montre les gambettes, c'est bien qu'elle veut choper. Non ? Ha, ha, ha... Non ! Et je vais vous expliquer pourquoi. Bien sur, les femmes ont conscience de l'effet que leurs jambes produisent. Elles jouent avec le désir masculin, elles nous poussent à bout, elles nous torturent. Elles savent à quel point les mâles sont dominés par leurs instincts, en conséquence de quoi, l'été est le moment où elles leur font payer l'inégalité des salaires, l'exploitation du corps féminin et les chaussettes sales roulées en boule. Ce n'est pas une vengeance inconsciente, bien au contraire. Soyez assurés qu'une femme choisit une jupe comme elle chosirait une 9mm chez son armurier.

Mais la théorie masculine selon laquelle "jupe = disponibilité sexuelle" part du principe que les femmes agissent en fonction du regard masculin. On appelle ça du phalocentrisme. Veuillez donc enlever ce pénis de votre cerveau et redescendre sur la planéte Terre. Hors pics libidineux, une femme s'habille d'abord pour elle-même et ensuite pour les autres femmes. Montrer ses jambes est une drogue narcissique : elles doivent se sentir jolies, ça rend les rend heureuse, hourra ! Mais l'extase consiste à obtenir l'approbation des autres femmes, qui sont des rivales, et par conséquent savent apprécier la qualité d'une épilation du genou. Et les hommes ? Ils sont juges et partie : leur avis ne compte pas plus qu'au tribunal.

Les femmes portent donc des jupes parce qu'il fait chaud. Si les hommes essayaient de porter des jupes, il est probable que l'industrie du pantacourt ou du short s'acroulerait. Ne rien avoir entre les jambes doit forcemment être plus confortable et plus rafraîchissant. Quan dune femme veut attirer l'attention d'un homme, elle montre ses seins et/ou ses cuisses. Mais la zone qui s'étend de la cheville à cinq centimétres au-dessus du genou est sexuellement neutre, un peu comme un bras. Une jupe raisonnable n'est donc pas une invitation, ni une maniére délicate de faire le premier pas. Une jupe n'est pas la preuve qu'il y a moyen de moyenner - contrairement aux talons-aiguilles.

A propos de talon-aiguilles d'ailleurs, je sais que certains hommes croient que les soldes incarnent la folie marhcande. Rien n'est plus faux. Sous prétexte de se battre pour une paire d'escarpins, les femmes échangent leurs derniéres ruses pour aiguillonner le désir masculin. C'est le sabbat des temps modernes : les sorcières ne sont pas sadiques, elles savent que les hommes adorent se faire maltraiter. Le râteau à simplement remplacé le balai. Quand vous voyez un groupe de femmes en jupe dans un parc, il faut savoir qu'elles ne sont ni amies ni collègues : plutôt soeurs d'armes dans une unité d'infanterie. Elles ramollissent nos cerveaux pour nous pousser à la faute et saboter notre productivité. Elles attendent, non pas tapies dans l'ombre mais en pleine lumière, de nous piquer notre boulot. N'espérez rien des femmes en été. Leur libido est au point mort, pas question de sexe, il fait trop chaud pour frictionner les corps. elles préfèrent sentir le vent caresser leurs fesses, pendant que nous, petites créatures naïves, crevons de frustrations. Car oui, les femmes sont méchantes.

# Posté le samedi 11 juillet 2009 09:38

Modifié le samedi 25 juillet 2009 12:17

L'Homme est-il une Pétasse comme les Autres ?

L'Homme est-il une Pétasse comme les Autres ?
Les hommes ont un souci avec le premier degrés. Sur le terrain de l'érotisme, du moins. georges Clooney ? Tout dans le décalage. Les Chippendales ? A hurler de rire. Les Dieux du stade ? Allez, quoi. Seuls les hommes pétasses ont adopté les codes de la séduction sans aucun recul. Première tendance lourde on ne dit plus homme-pétasse mais douchebag (un peu de patience, vous allez bientôt comprendre l'origine de ce mot). Deuxième tendance lourde : les femmes sont reconnaissantes au douchebag, il y a souvent une jolie fille à laquelle il pique son déo. N'évitons pas la question qui fâche : les femmes aiment-elles ces pétasses, secrétement, dans l'intimité humide de leurs fantasmes ?

La réponse est complexe. Les copines ont beau jouer les indifférentes, il n'empêche qu'elles surkiffent David Beckham (avec Djibril Cissé, les footballers sont surreprésentés dans la catégorie). Eh oui, pour les femmes, le pétasse est un plaisir honteux, au même titre que le chocolat blanc ou le plug anal : deux choses qu'on niera apprécier mais qui sont dans le deuxième tiroir de la table de chevet. Des mecs qui assument leur érotisme, ça me touche. On mettrait bien la main pour voir. Ensuite, une fois qu'on a mis la main, ça se complique. Au lit, le douchebag veut qu'on voit ses abdos. Il exhibe son tatouage chinois prés du pubis. Il garde ses bijoux, il ne se démaquille pas. Il aime le contact de la Vierge Marie dorée qui rebondit dans sa toison périmammaire.

C'est facile de se moquer, einh ? Mais au de là des clichés, le douchebag, c'est peut être vous. La photo en débardeur sur la page Facebook, avec le muscle discrètement bandé, désolé, mais c'est douchebag à fond. La gourmette aussi. Et l'iPhone. Et l'épilation des narines. Et le club de sport. Et la barbe de trois jours qui reste toujours à la même longueur. Mais au fait, d'où vient ce terme qui nous menace tous et toutes ? En anglais, douchebag signifie "poire à lavement vaginal". Mais on a beau blagguer, les douchebags sont une lame de fond aussi importante que la pilule pour l'égalité homme-femme. Fini le second degré, retour au corps grec, fantasme d'un mâle sublime, huileux même quand sculpté dans du marbre, avec des poignées d'amour en muscle.

Il y a eu le David de Michel-Ange. Puis quelques siècles d'oubli. Puis le retour en grâce, au XXème siècle, d'une beauté masculine premier degrés. On doit ce retour aux Italiens, adeptes de lunettes de soleil et de cheveux gominés, et dénués de tout détachement face à ce corps qui s'aime lui-même. La particularité régionale se fait culturelle avec le développement du hip-hop bling : le rappeur a été le deuxième à se transformer en objet sexuel - se sont toujours les plus machos qui se rendent les plus vulnérables. Aujourd'hui, le phénomène connait une telle ampleur qu'on lui consacre des documentaires (Brice de Nice) et qu'il a ses icônes (Mickaël Vendetta). Jusqu'à récemment, aucun moyen d'en trouver trace dans le dictionnaire. En français, on disait "une" pétasse. Puis "un" pétasse. Comme d'habitude, les Américains ont sauvé le monde : maintenant, les hommes qui se caressent les tétons devant la glace s'appellent des douchebags, et les mâles modernes sont tentés. Si Freud vivait aujourd'hui, il ne théoriserait pas sur l'envie du pénis, mais bien sur l'envie du douchebag.

Alors dans ce monde en permanente évolution, comment être sûr de ne jamais sombrer du côté obscur de la pétasserie ? Faut-il vraiment raser sa barbe de trois jours ? Non. Car l'entrée dans le monde du douchebag se fait par le haut : capillairement, donc. On est douchebag à 100% quand on sacrifie à cette coupe de cheveux qu'on qualifiera d'iroquoise tecktonik, assortie de cheveux rasés sur les côtés, avec des motifs tribaux. Bonne nouvelle : on tient enfin la succession de la coupe mullet. Mauvaise nouvelle : la crête était punk, elle est devenue pétasse. Ce qui en dit long sur la révolte des temps modernes...

# Posté le samedi 18 avril 2009 09:07

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 12:05